Si les feuilles meurent...

des nouvelles, poèmes, romans, mots, point, espaces et virgules et tout le tralala...

15 avril 2008

- POURQUOI -

Comment tu t’appelles et pourquoi, je veux dire, qu’est-ce que tu fais et pourquoi et je veux savoir qui tu es et pour faire quoi et que fait cette bouillotte trouée au fond de ton lit, pourquoi tu sabotes tout, et pourquoi tu me regardes et tu me juges et tu me hais ? Pourquoi tu fais semblant de vouloir quelque chose qui n’existe pas et qu’est-ce que ça te rapporte au juste ? Et pourquoi tu ne viens pas manger un fruit bien mûr et regarder les branches qui ploient et qui dansent là bas, ... [Lire la suite]
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08 avril 2008

- FIN DE PARTIE -

Le rythme lui martelait les hanches et il ne savait plus très bien ce que faisaient ses pieds. Partout autour, les corps s’entrechoquaient, se balançaient, vibraient en même temps, perdus et sauvés, dans une danse grotesque et sublime. Les sourires volaient et les yeux se fermaient, se rencontraient et s’adoraient, le sang courait sous les peau à une vitesse ahurissante et tout ce beau monde pouvait bien crever dans la minute il ne l’aurait pas su, il s’en foutait bien ; cet être multiforme qui toussait, et hurlait et crachait... [Lire la suite]
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08 avril 2008

- CARCASSE -

Elle avait au fond d’elle un léger goût de mort, et, lorsque sa langue lui gratta le fond de la gorge et quand sa main lui flatta les testicules, il crut enfin pouvoir le voir, ce petit bout de ciel où l’on se repose et où le temps n’existe plus ; mais il voulait de la tendresse et des odeurs de pain perdus, et elle, elle lui suçait la moelle, elle lui prenait sa came et rongeait sa flamme ; pourquoi la tendresse n’est-elle pas la même pour tous ? Elle n’était pas très grande et un peu... [Lire la suite]
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03 avril 2008

- SANS NOUVELLE DU LARGE -

De toute la région, les gens étaient venus vérifier la rumeur qui s’était répandue à une vitesse incroyable. Il y avait même une équipe de la télévision locale pour retransmettre l’événement : on n’avait aucune nouvelle du large, la mer avait disparu. Debout sur la plage, on pouvait voir jusqu’à l’horizon, une étendue immense et désolée, jonchée d’algue et d’animaux marins, et au beau milieu de tout ça, un énorme cachalot qui soufflait bruyamment. Joël se demanda si c’était pareil partout, si le monde avait enfin... [Lire la suite]
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02 avril 2008

- SUMMERTIME -

  Ce fût le quatre décembre, vers dix-neuf heures que, suite à une rencontre impromptue, sa vie bascula. Les conditions de départ n’étaient pourtant pas, pour ainsi dire, privilégiées…   Cette rencontre eût lieu pendant qu’il était secoué par les écarts intempestifs d’une rame de métro, l’endroit qu’il détestait le plus au monde et à la période de l’année qu’il haïssait par-dessus tout, l’hiver. Elle fût si inattendue qu’il était encore sous le choc. En l’espace de quelques secondes sa vie prit une... [Lire la suite]
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31 mars 2008

- UN MATIN DE GIVRE -

Tu sais, lui dit-elle, je n’aime personne. Il rigola et il l’attrapa par les cheveux et lui dit que ça n’avait aucune importance, parce qu’ici personne ne se souciait de rien, il fallait les voir les gens, se croire immortels et entendre l’amour partout autour d’eux, mais finalement c’est quoi tout ça, embrasse moi, et peut-être qu’on pourra se dire des sucreries et des mensonges corrosifs ; tout le monde passe son temps à mentir et à hurler en silence, des faux semblants, des simagrées, des coutumes civilisées de sauvages... [Lire la suite]
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27 mars 2008

- COURAGE -

Il faudrait penser à quelque chose, avancer et ne pas frémir, sentir mais ne pas goûter, il faudrait que quelque chose se passe, qu’on y pense et qu’on le grignote lentement, qu’on le ronge jusqu’à l’os, parce que c’est pas souvent et parfois on hurle, parfois on hurle dans le vide et l’indifférence. Mais y’a aussi des sucreries et des fantômes qui aident et qui nourrissent, et la musique et les douceurs et la mort, qui nous épate et qui nous parle ; j’en ai vu des dingues et des bébés, et... [Lire la suite]
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27 mars 2008

- SENS -

Accroche toi. Parfois ça vaut la peine tu sais, de parler, d’écrire, de manger et d’aimer quelque chose ou quelqu’un. C’est pas qu’on puisse tout faire, non, mais y’a quand même un peu de souffle et de chaleur. Tu sens ? TU SENS ? Tu gigotes et te déglingues et certains diront t’avoir entendu hurler. TU HURLES ? Tu ne peux pas rester comme ça, toujours, perdu, sauvage, ivre et à moitié mort, C’est vivable et c’est peut être la solution ; mais écoutes et sens et regardes, et, essaies... [Lire la suite]
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30 novembre 2007

La dernière pelletée

Voici la première partie de mon premier roman. Pour des raisons pratique elle est découpée en trois parties que vous trouverez à droite, dans les catégories.Si vous voulez connaitre la suite (trois autres parties), il faudra attendre la réponse des éditeurs (prions mes amis, hum,  non... espérons tout du moins...) puisque je viens de finir le roman et d'envoyer le manuscrit. Si elle s'avère négative, vous pourrez acheter le roman aux Éditions du Lycaon (autoédité), et ce, certainement courant mai 2008 (le temps de recevoir ... [Lire la suite]
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30 novembre 2007

La dernière pelletée - Première partie 1/3

  Le poisson a encore grossi. Il enfle comme une outre pleine de fiel. Je vais bientôt devoir acheter un nouveau bocal. Mais pourquoi faut-il qu'il grossisse si vite ? Chaque jour je le regarde faire la moue, tout serré qu'il est, et je me dis que c'est impossible qu'un poisson grandisse si vite. J'ai accumulé pas moins de huit bocaux de tailles différentes en deux mois. Et plus il grossit, plus il a faim, ce qui n'arrange pas mes galères de fric. Je me prive pour le nourrir correctement. Ça... [Lire la suite]
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