Si les feuilles meurent...

des nouvelles, poèmes, romans, mots, point, espaces et virgules et tout le tralala...

28 avril 2008

- ACCIDENT (S) -

Le bus avait freiné trop tard. Sur la chaussée trempée, le reflet de ses phares semblait fou. Un crissement de pneu déchira l’air pendant de longues secondes et puis il y eu un choc. Un choc sourd. Et alors qu’on avait la sensation de toujours l’entendre, un petit corps vola dans l’air, décrivant une courbe parfaite, et vint s’écraser sur une voiture en stationnement, à vingt mètre du bus. Le pare brise éclata sous le choc et des éclats lumineux s’envolèrent vers le ciel et se dispersèrent tout autour du petit corps... [Lire la suite]
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15 avril 2008

- POURQUOI -

Comment tu t’appelles et pourquoi, je veux dire, qu’est-ce que tu fais et pourquoi et je veux savoir qui tu es et pour faire quoi et que fait cette bouillotte trouée au fond de ton lit, pourquoi tu sabotes tout, et pourquoi tu me regardes et tu me juges et tu me hais ? Pourquoi tu fais semblant de vouloir quelque chose qui n’existe pas et qu’est-ce que ça te rapporte au juste ? Et pourquoi tu ne viens pas manger un fruit bien mûr et regarder les branches qui ploient et qui dansent là bas, ... [Lire la suite]
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08 avril 2008

- FIN DE PARTIE -

Le rythme lui martelait les hanches et il ne savait plus très bien ce que faisaient ses pieds. Partout autour, les corps s’entrechoquaient, se balançaient, vibraient en même temps, perdus et sauvés, dans une danse grotesque et sublime. Les sourires volaient et les yeux se fermaient, se rencontraient et s’adoraient, le sang courait sous les peau à une vitesse ahurissante et tout ce beau monde pouvait bien crever dans la minute il ne l’aurait pas su, il s’en foutait bien ; cet être multiforme qui toussait, et hurlait et crachait... [Lire la suite]
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08 avril 2008

- CARCASSE -

Elle avait au fond d’elle un léger goût de mort, et, lorsque sa langue lui gratta le fond de la gorge et quand sa main lui flatta les testicules, il crut enfin pouvoir le voir, ce petit bout de ciel où l’on se repose et où le temps n’existe plus ; mais il voulait de la tendresse et des odeurs de pain perdus, et elle, elle lui suçait la moelle, elle lui prenait sa came et rongeait sa flamme ; pourquoi la tendresse n’est-elle pas la même pour tous ? Elle n’était pas très grande et un peu... [Lire la suite]
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03 avril 2008

- SANS NOUVELLE DU LARGE -

De toute la région, les gens étaient venus vérifier la rumeur qui s’était répandue à une vitesse incroyable. Il y avait même une équipe de la télévision locale pour retransmettre l’événement : on n’avait aucune nouvelle du large, la mer avait disparu. Debout sur la plage, on pouvait voir jusqu’à l’horizon, une étendue immense et désolée, jonchée d’algue et d’animaux marins, et au beau milieu de tout ça, un énorme cachalot qui soufflait bruyamment. Joël se demanda si c’était pareil partout, si le monde avait enfin... [Lire la suite]
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02 avril 2008

- SUMMERTIME -

  Ce fût le quatre décembre, vers dix-neuf heures que, suite à une rencontre impromptue, sa vie bascula. Les conditions de départ n’étaient pourtant pas, pour ainsi dire, privilégiées…   Cette rencontre eût lieu pendant qu’il était secoué par les écarts intempestifs d’une rame de métro, l’endroit qu’il détestait le plus au monde et à la période de l’année qu’il haïssait par-dessus tout, l’hiver. Elle fût si inattendue qu’il était encore sous le choc. En l’espace de quelques secondes sa vie prit une... [Lire la suite]
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